Salam 3aleykoum,
Le ciel est d'un bleu éclatant, le soleil brille, nous sommes en Juin et avec le mois de Mai, c'est l'un des meilleurs mois de l'année ! C'est le mois des fruits délicieux, le mois de la motivation, le mois qui annonce la « fin de l'année académique», et pourquoi pas : le mois de la délivrance et du nouveau départ !
Ceci étant, et ce, malgré le beau temps, je sais que beaucoup malheureusement peuvent souffrir d'un « vide », et ce « vide » est d'autant plus douloureux qu'il peut nous toucher en plein été ! D'ailleurs à ce sujet, j'ai répondu à une sœur juste hier qui se sentait « vide »... (https://mahdyibnsalah.fr/medecine/elle-se-sent-vide-et-demande-des-conseils/)
Je suis désolé, si j'ai commencé cette newsletter avec du positif pour ensuite basculer sur du négatif, en parlant de « vide » mais il faut reconnaître que la souffrance quand elle naît dans un contexte de joie : elle encore plus douloureuse, à l'exemple d'une personne triste au sein d'une fête qui révèle, de surcroît, que sa tristesse est bien plus puissante que la somme des joies environnantes quand elle parvient justement à perdurer malgré le contexte !
Être seul(e), effectivement, n'est pas une chose facile car l'homme a besoin justement d'affection et de relations sociales. A vrai dire, l'homme fonctionne toujours par intérêt, et le carburant de son action se trouve dans les plaisirs qu'il peut tirer de ses mouvements, ou les peines qu'il peut fuir par ces derniers.
Souvent l'acte recherché, par excellence, est un acte qui procure du plaisir et qui préserve de la peine simultanément, mais il peut arriver que l'on cherche uniquement à fuir une peine sans pour autant atteindre un plaisir par notre agissement, et ce, quand on doit, par exemple, fournir un effort pour sortir d'une galère sans carburant pour le faire, bien que mentalement : le simple fait de s'en sortir d'une galère doit être un plaisir en soi, puisqu'il nous préserve du pire, et atteindre le moins pire est sensé être un plaisir par rapport à l'évitement du pire ! Ceci étant, beaucoup ne le voient pas de cet œil...
C'est pourquoi, je vais essayé de parler aujourd'hui selon les standards de la masse ! Et je m'inclue dedans car, au fond, il m'arrive de penser que c'est à moi que j'ai écris quand j'ai répondu à ces milliers de personnes qui m'ont sollicité pour des conseils... Être sincère, en effet, c'est projeter une partie de soi dans l'autre de sorte de faire de l'intérêt de l'autre notre principal intérêt !
Ainsi, personne n'agit réellement sans attendre un retour, la seule différence entre les gens se situe dans la hiérarchisation par rapport à la sincérité : il y en a qui place leurs intérêts dans les vôtres, et d'autres, à l'autre extrême ; les opportunistes, qui se contrefichent de vos intérêts et qui ne pensent qu'à réaliser les leurs à travers vous, et enfin entre les deux : ceux qui cherchent le partage, plus ou moins équilibré...
J'ai longuement médité cette nature humaine pour arriver à la conclusion que le « vide » que nous pouvons, tous et toutes, connaître quand nous sommes seul(e)s résulte de ce désir de tirer profit de l'autre, et que même s'il peut être légale et légitime, car l'amour pur est noble en soi, il n'en demeure pas moins qu'il peut traduire aussi un état de dépendance vis-à-vis de notre semblable, qui à son tour peut mettre en relief, par la même occasion : une faille à l'endroit de notre relation avec Allah !
Et oui, à bien réfléchir, souffrir d'être seul(e), c'est rendre notre semblable essentiel, et c'est donc révéler qu'il peut surpasser notre besoin d'Allah ! C'est là, où l'idée de m'écarter des créatures a traversé mon esprit : pourquoi je ne ferais pas l'effort de cultiver une solitude à titre d'exercice spirituel pour justement apprendre à m'apaiser seulement par Allah, et non par les gens ? Car la solitude possède indéniablement une valeur spirituelle, quant à travers elle : nous nous exerçons à réduire à néant les amours et les besoins à même de brouiller notre amour et notre besoin de Lui !
Le simple fait de penser à cet exercice m'a fait du bien, et je sais qu'aller dans ce sens, c'est suivre la bonne voie, bien que je suis conscient que la solitude doit s'opérer avec mesure car trop de solitude tue la solitude, et là n'est pas l'objectif de s'isoler radicalement, et de se couper des gens et de la société...
Ceci étant, on a besoin de se ressourcer en arrêtant de nourrir des relations qui parfois, et il faut le reconnaître, sont seulement intéressées...
Méditer profondément sur cet autre, cet être complémentaire, qui peut nous rendre plus ou moins heureux par le simple fait qu'il nous complète me mène à conclure que je peux tirer mon bonheur de la matière car à bien réfléchir, il n'est qu'un ensemble d'organes, animés par une âme, dont certains peuvent, il est vrai, produire des hormones à même d'assurer notre propre plaisir physique quand par la pensée se réalise : une unité, moyennant le sentiment d'aimer...
Quand je pousse la réflexion, j'arrive à la conclusion que chercher le bonheur seulement par notre semblable, même si c'est légitime, c'est comme chercher, sous un soleil éclatant, à s'apaiser SEULEMENT par une ombre, alors, qu'au fond, elle n'a pas d'existence par elle-même...
Quand la pensée transcende la matière, et qu'elle nous pousse à vaincre les passions : c'est là où, à mon sens, l'homme brille dans son humanité car il devient inévitablement supérieurs aux Anges !
C'était la réflexion du moment...
Je vous laisse avec mon dernier podcast sur le fléau de l'ostentation numérique car si solitude, il doit y avoir, celle-ci doit commencer par les réseaux sociaux et les outils modernes de communication : en l’occurrence ce fameux « smartphone » que n'est jamais bien loin...
https://mahdyibnsalah.fr/podcast/le-fleau-de-lostentation-numerique/
Apprenons à communiquer d'une meilleure manière et à nous défaire du téléphone, en commençant par 24h, et pourquoi pas plus par la suite... Si votre relation avec Allah s'améliore, c'est que vous êtes sur la bonne voie !
Wa bilahi ta3ala taoufiq
Mahdy Ibn Salah
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